A l'occasion d'une journée culturelle organisée le 15 avril 2009 à Poitiers, l'association NGEMA a pu présenter une pièce de théatre au titre évoquateur « Le retour au pays d'une je viens-de »
Auteur: ABDOUL-ANZIZE
Les faits : une « je viens de... » Qui rentre au pays, de manière définitive, va se confronter à une réalité qui n'est pas pour le moins facétieuse. En effet cette future avocate se trouve confrontée à 2 situations cocasses :
- Un polygame par l'odeur alléchée, suite à l'arrivé de la « je viens de... » trouve le prétexte des beaux plats épicés chez la mère pour aller voir ça de plus prêt. Et il en rêve de faire d'elle sa 3ème épouse.
- Un homme issu d'une famille renommée de la classe néo-bourgeoise mahoraise, choisi par ses parents pour être le futur mari de notre future avocate (évidement sans le consentement de celle-ci). Ce gendre qui paraît idéal a un goût prononcé pour l'alcool et adepte des aventures incessantes avec les jeunes filles.
Finalement notre protagoniste, va imposer à ses parents l'homme qu'elle aime et veut épouser, l'heureux élu de la charmante demoiselle, n'est tout autre que son petit copain avec qui ils ont passé des bons moments en France hexagonal lors de leur cursus universitaire.
Tamdjida : joue le rôle de la « je viens de...et future avocate », qui rentre définitivement à Mayotte.
Martins : le père de la « je viens de... », Père charismatique et traditionnaliste.
Echati : la mère de la « je viens de... », conciliante et compréhensive à l'égard de sa fille.
Soufiane : le polygame, le djaoulat vicié qui veut « collectionner les femmes ».
Tony : l'homme choisi par la famille pour être le futur mari de la jeune avocate, un jeune issu de bonne famille mais plutôt éthylique.
Damrani : l'heureux élu qui a conquis le c½ur de la « je viens de... », avec qui cette dernière a vécu pendant ses années d'études en France sans que la famille le sache, futur directeur de la DASU.
On a voulu poser ici la problématique suivante :
L'acculturation n'est-elle pas un leurre au détriment de nos valeurs traditionnelles ?
Cette pièce de théâtre imaginée et mis en scène par les membres de NGEMA, avait pour but de parler de la société mahoraise, son évolution et la place de la femme mahoraise :
- La disparation progressive de certains de nos us et coutumes (la polygamie, les maris imposés contre le gré de la mariée,...)
- La loi de 2003 qui met fin de la polygamie et l'inscription du mariage dans le droit commun français.
- L'effacement des pouvoirs du cadi au bénéfice des collectivités territoriales
- Les femmes qui font de plus en plus des études.
- La dérive du fléau de l'alcoolémie chez les jeunes mahorais
- La confrontation entre les valeurs traditionnelles de nos parents et celles qu'on importe d'ailleurs.
- L'acculturation chez les jeunes mahorais après leur séjour en France.
Nous tenons à remercier l'ensemble des membres de NGEMA qui se sont déplacés pour assister à cette manifestation.